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 Passage Télévisé de notere chère comtesse

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rbm7229
Vampire
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MessageSujet: Passage Télévisé de notere chère comtesse   Lun 05 Nov 2012, 19:37

Bonjour chers semblable

La plupart d'entre vous le savez surement déjà (sinon je vous l'apprends) : Notre chère comtesse Su'aco prépare une exposition photographique pour ce mois de novembre.

Cette évènement a eu les honneurs de la télévision et notre chère comtesse a reçu un journaliste en entretien. Voici ce reportage, passé dans l'émission "7 à 8" sur TF1 le 28 octobre dernier

Bon visionnage

Scribus, nouveau-né du clan des masques.

Description HRP : en cliquant sur un lien vous accédez au reportage. Su'aco est dans sa galerie, assise sur un fauteuil, légèrement de profil, les jambes partiellement repliées sous elle, la tête négligemment soutenue par les doigts de sa main droite. Elle porte un Jean de coupe Boyfriend (pour les connaisseurs), un marcel marin et une petite veste cintrée. Elle est chaussée avec une paire d'escarpins. Elle regarde le journaliste d'un regard assez perçant, avec un agréable sourire.
Le texte est l'interview elle même, les commentaires du journaliste avant et après étant dit en plateau, les phrases en italique commentent son état d'esprit, visible sur son visage pour ceux qui ont empathie


**********************************************************************************
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas près d'oublier cette interview!! Dès le début, tout a été terriblement inhabituel : artiste peu connue mais chaudement recommandée, photographe mais s'adonnant à un genre des plus étranges, informations difficiles à rassembler, … Un véritable défi journalistique!

Ce défi, je l'ai relevé, et ait accepté cette rencontre. C'est sur les rives de la Sarthe, en sa bonne ville du Mans, que j'ai donc rencontré la comtesse Su'aco des Merisiers, photographe artistique dont la nouvelle exposition sera présentée au public d'ici quelques jours. Accompagnée d'une équipe de tournage, elle nous a reçu dans la galerie qu'elle possède et où se tiendra son exposition.

+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+

Louis Auguste Charles Marie de la Croix : Comtesse Su'aco des Merisiers, bonjour, et merci de nous accueillir chez vous

Comtesse Su'aco des Merisier : bonsoir à vous

L.A. : Alors, avant de commencer, quelques mots sur ce titre de comtesse. Est-ce un nom artistique ou un titre hérité de votre famille ?

S.d.M : Ce titre n'est en rien usurpé (Elle sourit, d'un air amusé), je vous rassure, c'est bien un héritage familiale. Ma famille est originaire du sud de la France et sa noblesse remonte au 18e siècle.

L.A. : J'ai d'ailleurs appris, en faisant quelques recherches sur vous, que vous y aviez toujours une résidence familiale, que vous avez transformé, m'a-t-on dit, en orphelinat ?

S.d.M : La moitié de la vieille demeure familiale a en effet été transformée en orphelinat mais ce n'est pas moi qui en suis à l'origine. Cet orphelinat a été créé par ma grand-mère qui, pendant la seconde guerre mondiale, fut confrontée à la misère des enfants ayant perdu leurs parents. Elle décida donc de créer un orphelinat catholique, que je continue de soutenir encore aujourd'hui. Actuellement, une quinzaine d'enfants sont en attente d'un nouveau foyer.

L.A. : Ce genre d'action est suffisamment rare de nos jours pour être soulignée et saluée.

S.d.M : Sans des établissements comme celui-ci, Dieu seul sait ce qu'ils deviendraient de ces enfants. Au moins, là bas, ils reçoivent une éducation, de l'attention, et de l'amour en attendant de trouver une nouvelle famille.

L.A. : Voilà une preuve éclatante de votre grande générosité. Cette galerie où nous nous trouvons en est une autre. Vous en êtes en effet la propriétaire et, grâce à vous, de nombreux jeunes artistes trouvent les moyens de démarrer (elle sourit, d'un air gêné).
Mais nous allons y revenir. Parlons tout d'abord de votre carrière artistique : vous êtes photographe et n'en êtes pas à votre première exposition.


S.d.M : Oui, en effet. Il s'agit de ma deuxième exposition sur Le Mans, mais mes premiers vernissages ont eu lieu à Paris. Celle-ci est cependant très importante pour moi car elle symbolise le début d'un nouveau genre artistique, d'une nouvelle 'époque' dans ma vie.


L.A. : Votre carrière artistique peut en effet se définir en 3 périodes : une première époque marquant vos débuts artistiques, suivie d'une période de doutes et d'hésitations, puis enfin la période commençant aujourd'hui, marquant votre 'renaissance', j'ose le mot.

S.d.M : (Souriant franchement et se retenant de rire) Doux euphémisme que voilà!! Vous avez la gentillesse de parler de 'période de doutes', je parle, moi, de période de blanc. Je ne parvenais plus à créer quoi que ce soit, et n'avait plus d'inspiration. C'était pour moi une période de flou artistique et de remise en cause profonde. Toutes créations m'étaient alors impossible.

L.A. : Et combien de temps a duré cette période ?

S.d.M : un an, l'année qui vient de s'écouler en gros.

L.A. : Pendant cette année, toutefois, vous n'êtes pas restée inactive car c'est à cette période que vous avez créé la galerie où nous nous trouvons. Pouvez-vous nous en parler ?

S.d.M : Bien sûr (son regard s'éclaire d'une lueur presque enfantine). C'est en réfléchissant sur ma condition d'artiste que je me suis rendue compte de la chance que j'avais eu à mes débuts, chance que beaucoup de jeunes artistes talentueux n'ont pas forcément. J'ai donc décidé de leur donner un coup de pouce, en les aidant à débuter. Vous savez, le monde artistique est un milieu qui marche beaucoup au piston (elle m'adresse un sourire complaisant), interdisant aux jeunes artistes n'ayant pas le bon réseau de connaissance une carrière à la hauteur de leur talent. J'espère par mon action parvenir à mettre le pied à l'étrier aux artistes qui me touchent.

L.A. Vous devancez ma question : Comment choisissez-vous les artistes que vous décidez de soutenir ?

S.d.M : Comme je vous le disais, je choisis les artistes qui me touchent tout particulièrement. Bien que photographe, je ne suis pas sectaire (elle arbore un étrange sourire, quelque peu énigmatique) et soutiens tous les genres. Vous en avez plusieurs exemples sous les yeux.

L.A. : Effectivement, je vois là : peintures, sculptures sur bois, sur pierre, photographies, travail du verre... Si, par exemple à la suite de cette émission, un jeune talent souhaitait profiter de votre aide, peut-il vous contacter?

S.d.M : Il peut, je suis toujours très avide de découvrir le travail d'artistes naissant mais je marche principalement au coup de cœur…

L.A. : Et que sont devenus vos tous premiers 'pensionnaires'?

S.d.M : Oh vous savez, ma galerie n'a qu'un an d'existence. Laissons le temps faire son œuvre. Pour l'instant mes premiers artistes commencent à se faire connaître sur un plan local. Mais je ne doute pas que cela va évoluer favorablement pour eux.


L.A. : C'est tout le mal qu'on leur souhaite. A présent que nos téléspectateurs vous connaissent mieux, venons plus précisément à vous et votre exposition. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'agit là d'un thème pour le moins atypique.

S.d.M : Je le conçois et suis parfaitement consciente que certaines personnes puissent ne pas aimer. Ce genre n'est pas tout public. Je ne cherche pas à choquer ou à provoquer mais uniquement à montrer ce qui me touche. Ce genre se nomme « Macabre artistique ».

L.A. : Voilà un nom particulièrement bien trouvé. Au cours de la visite que vous avez eu l'extrême amabilité de me faire faire juste avant cet entretien, vous m'avez présenté votre œuvre phare, particulièrement emblématique de votre exposition. Je vous laisse la présenter à nos téléspectateurs.


HRP : œuvre originale de Mehmet Turgut

S.d.M : Il est difficile d'expliquer une œuvre mais je dirais qu'elle représente le conflit intérieur qui a pu s'animer en moi, une transfiguration de ma douleur, le déchirement. Je la voulais forte et poignante. L’œuvre phare c'est au final, pour moi, ce qui vous touche le plus, se rapproche le plus de vous, de ce que vous avez voulu rendre à travers l'exposition. Je ne dis pas qu'à elle seule elle remplace les autres mais elle tient une place plus importante parce que je l'ai faite avec cœur et émotions.

L.A. : Lorsque l'on vous voit, charmante, radieuse et pleine de vie (Elle semble à la fois rougir et étouffer un rire), on s'imagine difficilement que votre genre artistique soit le "macabre artistique" pour reprendre vos mots. Cela étant survenu juste après votre traversé du désert, y a-t-il une relation de cause à effet?


S.d.M : En effet. J'avais perdu tout goût artistique suite à une série d'épreuves particulièrement marquante, principalement la disparition d'un être cher, mort tragiquement (Elle affiche un sourire mélancolique). Cela a rendu, à mes yeux, bien futiles tous les genres que j'affectionnais jusque-là. Heureusement, l'aide de mes jeunes protégés, ainsi qu'un sérieux coup de collier m'a permis de remonter la pente.

L.A. : L'épreuve a dû être très dure en effet, surtout pour une jeune femme sensible comme vous. Mais pour autant, comment en arrive-t-on à trouver du beau là où d'autres ne verront que mort et douleur ? Si vous me pardonnez quelques secondes de provocations, où est le beau dans la dépouille d'un animal mort sur le bord de la route ?

S.d.M : Comme pour la plupart des courants artistiques, ça ne s'explique pas vraiment. Mais je vous rassure ce n'est pas dans la mort ou la douleur que se situe la beauté, mais dans la mise en scène qu'on peut en faire. A titre de comparaison, dénuder une jolie personne ne suffit pas à faire du nu artistique. C'est aussi une mise en scène, un jeu de lumière et d'ombre, une pose. Pour faire une analogie dans le même thème, je qualifierai le Macabre Artistique comme le pendant joli du gore. Mais encore une fois, ce n'est clairement pas un genre tout public.


L.A. : Le "Pendant jolie du gore", voilà une très jolie expression. Vous déconseillez donc votre exposition au jeune public.


S.d.M : Sans hésitation.

L.A. : Et pourra-t-on profiter de votre exposition pour faire connaissance avec vos protégés, comme vous l'avez dit si joliment ?

S.d.M : Bien sûr, mes œuvres n'occupent qu'une alcôve de la galerie, le reste est toujours accessible

L.A. : j'ai pu remarquer lors de la visite que certaines de vos œuvres étaient déjà vendues ? Vous avez donc vous aussi votre mécène?

S.d.M : Non, non, pas un mécène (elle est prise d'un fou rire), juste une personne de mon entourage qui apprécie suffisamment mes œuvres pour en avoir achetées quelques-unes. Il semble croire au retour de mon inspiration.

L.A. En effet, osons le mot, c'est une renaissance pour vous (un large sourire amusé illumine son visage). Combien de temps va durer cette exposition ?

S.d.M : Comme la plupart d'entre elles, à savoir un à deux mois.

L.A. : Et quelles seront la date du vernissage et les conditions de visite?

S.d.M : Le vernissage est prévu pour le 9 novembre. Quant aux conditions de visite, ce seront les mêmes que pour la galerie, c'est-à-dire ouvert tous les jours, le tarif étant volontairement modéré. Je me refuse à faire une exposition élitiste seulement accessible aux plus favorisés. De plus, je compte aussi faire quelques nocturnes pour ceux qui souhaiteraient me rencontrer, étant une créature de la nuit qui ne parvient pas à vivre de jour (Clin d'œil complice)

L.A. Je retrouve bien là votre générosité. Pensez-vous faire naître parmi vos visiteurs une fibre artistique?

S.d.M. : Allez savoir (de nouveau, un sourire enfantin illumine son visage)

L.A. : Cette exposition est donc la première dans votre galerie, la deuxième sur le Mans après vos débuts parisiens. Retrouvez-vous l'ambiance et le type de galerie de vos expositions parisiennes?

S.d.M : Oui et non, c'était différent à mes débuts. Mes goûts artistiques étaient bien plus larges et bien plus bucoliques, et les salles d'exposition allaient de la grande galerie ayant pignon sur rue aux petites salles plus intimistes. Ici, je retrouve la convivialité de ces petites salles qui me plaisaient bien.

L.A. : Il est vrai que votre galerie est très agréable, et qu'on s'y sent particulièrement bien.

S.d.M : C'est gentil, merci (Sourire envoutant)

L.A. C'est sincère. Pour terminer, une dernière question : verrons-nous prochainement d'autres expositions en ces lieux?

S.d.M : Mon carnet est bien rempli, ne vous en faites pas. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

L.A. Ce serait formidable, un grand merci à vous. Il me reste à vous remercier pour ce charmant entretien, et à rappeler à nos téléspectateurs les coordonnées de votre exposition :

Exposition "Le Macabre Artistique"
43 Place d'Alger
72000 Le Mans
Renseignements au 07 61 88 21 01.

Je rappelle également le thème de cette exposition : Le Macabre Artistique.
Chère Comtesse, j'ai eu un très grand plaisir à m'entretenir avec vous et vous souhaite une longue vie artistique. Encore merci à vous, et qui sait, rendez-vous à votre prochaine exposition.


S.d.M : Le plaisir fut partagé. Un grand merci à vous et ….. à une prochaine fois (Dernier clin d’œil complice)

+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+


Ainsi s'achève cet entretien. Cette galerie fera parler d'elle j'en prends le pari. La comtesse Su'aco des Merisiers est une personne dont le charme ne laisse absolument pas insensible, et j'invite toute personne qui verra ce reportage à aller la rencontrer, lors d'une de ses ouvertures nocturnes.
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